Samedi 19 avril 2008


"Les heures", de Micheal Cunningham.

C'est l'histoire de trois femmes qu'apparemment rien ne lie.
Clarissa Vaughan est éditrice à New York à la fin du 20è siècle; Virginia  Woolf est écrivain en 1923 dans la banlieue de Londres; et Laura Brown est mère au foyer à Los Angeles en 1949.
Nous allons les suivre toutes les trois tout au long d'une journée de leur vie, une seule... mais cette unique journée résume leur vie entière.
Virginia lutte contre la folie qui la guette et entame l'écriture de son grand roman : "Mrs Dalloway" (que j'ai essayé de lire, mais je vous en parlerai à la fin de cet article.)
Clarissa, elle, donne une réception en l'honneur d'un de ses plus proches ami (qui fut son amant), Richard,aujourd'hui atteint du sida. Elle donne cette réception pour fêter son prix Carrouthers (prix littéraire, particulièrement destiné à la poésie).
Elle prend soin de Richard depuis plus de 10ans, à cause de sa terrible maladie. Ce dernier la surnomme "Mrs Dalloway", ou "Mrs D.", depuis leur aventure.
Laura Brown est, comme je l'ai dit précédemment, mère au foyer. Elle s'occupe de son fils, Richie, et est enceinte d'un second enfant. Elle mène une vie simple et sans histoire, dont la monotonie et la superficialité l'accable.
Elle entame la lecture du célèbre roman... "Mrs Dalloway".

Comment ces histoires vont-elles se rejoindre ? Comment ces destins vont-ils s'enchevêtrer ?
Comment ces trois femmes vont-elles former une seule et même chaîne ?

"La littérature est si puissante qu'un chef-d'oeuvre peut, par-delà les époques, modifier

irrévocablement l'existence de celles qui le côtoient."



J'ai adoré le concept de ce livre complexe : nous suivons une journée de la vie de l'écrivain d'un roman, d'une personne qui lit ce roman, et d'une autre qui le vit dans une version moderne.
Tout s'enchevêtre et se complète, nous laissant souvent une impression de vertige.
La complexité des personnages est prenante, on assiste à leurs raisonnements respectifs, qui ont tous beaucoup de profondeur... Les sentiments nous envoûtent, on passe tour à tour de l'émerveillement à la tristesse, de l'accablemment à l'espoir, pour replonger ensuite dans un doux désespoir...
Ce livre est sombre, mais pas déprimant. Ce n'est pas une supplique. Ce sont sont simplement les sentiments de différentes femmes réfléchissant sur leur vie respective, qui les enchante et les désespère à la fois.
On en a le souffle coupé, et le coeur fondu...

Ce livre est beau, tout simplement. Le style est envoûtant, les mots caressants et coupants à la fois.
Assez complexe à certains endroits, mais toujours compréhensible. Parfois les sentiments et les idées sont dérangeants, mais on ne peut s'empêcher de vouloir à tout prix connaître la suite, malgré ce désappointement.
Si vous perdez le fil de temps à autre, ne vous en faites pas : ce n'est pas ça qui vous empêchera de comprendre le message que veut faire passer l'auteur. Il y a certes 3personnages principaux, mais également beaucoup de personnages secondaires. Parfois on s'embrouille et on ne sait plus trop qui a fait quoi, mais ce n'est pas important... Ce qui importe, ce sont ces 3figures centrales, ces 3femmes en quête de bonheur.
Parfois on ne sait pas trop où veut en venir l'auteur, certains passages semblent inutiles ou/et longs, mais tout s'emboîte à la fin, et on ne regrette pas d'avoir peut-être souffert quelques pages.

Une dernière petite chose : ce livre est à prendre avec une certaine distance, un recul, car il peut parfois être très dur tant les 3héroïnes peuvent être désespérées. Mais ne vous bloquez par pour cet aspect : ce livre en vaut vraiment la peine... si vous voulez de la beauté, vous avez trouvé ce que vous cherchiez.
Je le résumerais en 2mots : magnifique désespoir.


Je vous disais plus haut que j'avais essayé de lire le roman autour duquel toute l'histoire de "Les heures" gravite, le fameux "Mrs Dalloway" de Virginia Woolf.
J'ai dit "essayé", ce qui veut bien dire que je n'ai pas "réussi". Le style est certes très élégant, mais je dois avouer que c'était trop difficile pour moi. Trop complexe. Ce qui ne veut pas dire que je trouve Virginia Woolf mauvaise, loin de moi cette pensée, mais c'est juste que... trop difficile pour moi, voilà, adversaire d'un niveau trop élevé pour ma petite personne. Et comme j'ai pour principe de ne jamais me forcer à lire, j'ai donc abandonné (bien que le fait d'avoir lu "Les heures" me donne envie de retenter le coup... on verra... ce n'est pas exclu...)


Pour terminer en ce qui concerne "Les heures" (promis j'ai presque fini, courage...), j'aimerais vous parler un petit peu de l'adaptation cinématographique, qui mérite d'être signalée.
Ce roman a été adapté au cinéma par je ne sais plus qui (désolée, mais bon.. on s'en fiche un peu quand même), et récompensé en 2003 par 1 Oscar et 2 Golden Globes (rien que ça).
J'avais vu le film avant de lire le livre (d'ailleurs, je ne savais même pas que c'était tiré d'un livre, n'ayant pas poussé mes investigations plus loin que le bout de mon nez).
Ce film m'avait profondément marquée... j'en avais eu le vertige et longtemps, son souvenir est resté vif dans ma mémoire. Le jeu des trois actrices (Nicole Kidman, Meryl Streep et Julianne Moore; si ça c'est pas magnifique comme casting quand même) était stupéfiant et le film, extrêmement réussi.
Bien que le livre soit mieux (comme toujours...), ce film est néanmoins pour moi un petit chef-d'oeuvre qui fait partie de mes préférés. Donc, n'hésitez pas à le voir (mais lisez surtout le livre !)


Voilà, j'ai terminé mon long monologue littéraire (enfin j'espère qu'il l'est...)
Comme tous les autres livres que je vous conseille ici, j'espère que ce petit bijou vous plaira !



"C'est un peu comme lire, n'est-ce pas -  avoir la sensation de connaître les gens, les décors,

les situations, sans jouer de rôle particulier, excepté celui de l'observateur attentif."
(p.212)



Photo : Nicole Kidman, méconnaissable en Virginia Woolf.


P.S. : J'ai oublié de vous dire : "Les heures" était le 1er titre qu'avait donné Virginia Woolf à son roman "Mrs Dalloway". Voilà pour l'anecdote :)
Par Dana
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Samedi 5 avril 2008


"La consolante", de Anna Gavalda.

C'est l'histoire de Charles Balanda, 47ans, homme a priori banal et sans histoire particulière.
Il vit avec le coup de foudre de sa vie, Laurence, et la fille de celle-ci, qu'il aime comme sa propre fille.
Le couple qu'il forme avec Laurence n'est pas idéal, celle-ci le trompe, il le sait mais après tout, il est tombé amoureux d'elle en connaissance de cause (elle était mariée lorsqu'ils se sont rencontrés, elle n'a  néanmoins pas hésité à le draguer...)
Architecte, il a pluôt réussi dans ce métier et voyage beaucoup. Son travail prend une part très importante de sa vie, il n'est donc pas très présent auprès de ceux qu'il aime...

Jusqu'ici, ceci n'est pas une histoire bien différente d'une autre. C'est une situation que beaucoup d'hommes et de femmes connaissent dans la réalité et on en fait pas un livre pour autant...
Mais comme vous vous en doutez, ça ne va pas durer.

Un soir, lors d'un dîner de famille, les parents de Charles lui annoncent qu'ils ont reçu une lettre pour lui.
Charles l'ouvre et... sa vie bascule.

Anouk est morte.
Anouk, c'est la mère du meilleur ami d'enfance de Charles, Alexis. La lettre est d'ailleurs de lui, il a reconnu son écriture. Car sur la lettre, pas de signature, pas de date, aucun détail sur le décès d'Anouk. Juste 3 mots : 
Anouk. Est. Morte.

Charles n'y croit pas, et surtout : il ne l'accepte pas. Cette lettre va provoquer dans sa vie d'énormes changements, enfin plutôt... beaucoup de chamboulements. Je ne vois pas de meilleur mot pour illustrer la suite...
A partir de cet événement, Charles va apprendre à se reconstruire... non, plutôt se construire tout court, en fait.
(Rmq : le fait qu'il soit architecte n'est pas anodin...)


Ce livre est le récit d'un homme qui n'arrive pas à faire son deuil. Il culpabilise d'avoir "abandonné" cette femme qui pourtant avait énormément compté pour lui. Il cherche à savoir pourquoi elle a sombré, elle qui aimait tant la vie...

Cet événement tragique va le forcer à replonger dans ses souvenirs d'enfance, et au cours de sa recherche pour comprendre la mort d'Anouk, il va apprendre à aimer la vie, et fera la connaissance d'une autre héroïne, Kate, une jeune anglaise qui élève des enfants qui ne sont pas les siens dans une ferme en ruine.
Entouré de cette femme et ces enfants (ayant tous vécu des situations difficiles et éprouvantes dans lesquelles ils auraient pu sombrer, mais continuant pourtant à se battre pour la vie),
Charles va apprendre à se construire, enfin.


Cette histoire, comparée aux autres romans d'Anna Gavalda, est d'une tonalité plus grave. Mais elle y imprime à nouveau son style et sa sensibilité. Sa plume ne fait pas d'histoire, elle fait mouche.
Malgré un début peut-être trop étalé et la suppression presque systématique des pronoms devant les verbes qui nous fait perdre souvent le fil (et qui est légèrement irritante), on retrouve vite ce style qui a fait son succès : tout est bien vu, bien épinglé, sur un ton très rentre-dedans et avec un sens aigu du tragi-comique.
Dans ce livre, il y a une profonde compréhention, beaucoup d'amour et beaucoup d'humour.
On aime ses phrases drôles qui tombent au beau milieu d'une scène éprouvante.
L'histoire est terrible, mais la vie y trouve sa place.

"[...] ...ses détracteurs lui reprocheront son côté fleur bleue et ses histoires à l'eau de rose.
"Pas d'accord", protestera l'écrivain journaliste Arnaud Viviant, pourtant réputé pour avoir la dent dure :
"Anna Gavalda parle des gens qui ont une vie simple, elle raconte leur quotidien avec beaucoup de grâce et d'humour. Ses livres sont positifs. [...]"

Et je suis bien d'accord avec lui.

"J'ai toujours pensé que mes personnages avaient des vies plus intéressantes que la mienne."
                                                                                                                                                        Anna Gavalda.



*
Anna Gavalda - Extrait d'une interview dans Libération - 16 Septembre 2000


P.S. : et pour ce qui est du titre, "La consolante" est un terme emprunté à la pétanque, qui désigne une partie pour rien, pour "consoler" les perdants, après la revanche et la belle.)
Par Dana
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Mardi 1 avril 2008



"Je m'appelle Chloé Delaume. Je suis un personnage de fiction."

Chloé Delaume. Comment vous décrire cette auteure... je ne sais pas... j'ai peur de mal m'y prendre...
J'ai peur de ne pas trouver les mots... Je rature, puis je bafouille...
Elle est si difficile à décrire, impossible à cerner... pour comprendre (non, plutôt "tenter de comprendre", je n'aurais pas la prétention de dire que j'ai compris), il faut la lire.
"C'est pour tout auteur" me direz vous. Non. C'est surtout pour elle.

Chloé Delaume est un pseudonyme, mais pas seulement. Comme elle se définit elle-même, c'est un personnage de fiction. Personnage de fiction qui a "élu domicile" dans un corps et qui se raconte au fil de ses livres.
"Attends on comprend rien là". C'est normal.
Schizophrène me direz vous. Non. Enfin si. Enfin pas tout à fait...

Chloé Delaume pratique ce qu'on appelle "l'autofiction".
"Fiction, d'événements et de faits strictement réels. Si l'on veut, autofiction, d'avoir confié le langage d'une aventure à l'aventure d'un langage en liberté." (Serge Doubrovsky)
En plus clair, mais moins élégant : l'autofiction, c'est de la fiction qui se mêle à des faits autobiographiques réels (of course me direz-vous, mais c'est pour insister sur le fait de réalité).
Il y a une part de vrai, mais également un part de fiction. C'est la réalité romancée si on veut.
C'est plus clair ? Je l'espère. (Je vais être gentille ce soir, sans sarcasmes ni ironie, c'est déjà assez tordu comme ça.)

Mais Chloé Delaume n'a pas fait uniquement de l'autofiction... cela n'empêche que l'autofiction est une part marquante de son "oeuvre". Reprenons livre après livre (enfin ceux que j'ai lu bien sûr... je ne me permettrais pas d'écrire sur des livres que je n'ai pas lus, sauf pour tromper un professeur m'ayant imposé une lecture imbuvable et donc irréalisable (na)... dans ces cas-là il faut ruser les amis, parole de vieux loup.)

Livre n°1 : "La dernière fille avant la guerre" ou La Découverte  :

Comme la moitié de la planète (enfin, de ma planète plutôt) le sait, je suis fan d'Indochine (et fière de l'être).
Chloé Delaume aussi (est fan d'Indochine, suivez bande de truffes.) (Mince, sarcasmes et iromie reviennent... tanpis.)
Mais ça, M.Sirkis (leader d'Indochine, pour les incultes) l'ignorait. Un jour, il la contacte pour lui demander d'écrire des paroles pour le dernier album en date d'Indochine (Alice & June, pour les incultes toujours.)
Chloé = euphorique. Catastrophe = le texte n'est pas retenu...
Chloé eu fortement envie de se pendre jusqu'à ce que.. jusqu'à ce que...
La collection Naïve Session (on s'en fou c'est du détail ça) lui propose de participer à son projet : des auteurs contemporains écrivent sur leur rapport à la musique, ou autour d'une figure mythique. Ils en font des fictions singulières, déclinant ainsi le rapport littérature/rock.
Ainsi est né "La dernière fille avant la guerre", ou comment la catastrophe émotionnelle se transforma en matériau romanesque...

Dans ce roman, Chloé raconte ce que c'est, d'être fan d'Indochine. Tout d'abord revendiquée puis ensuite... cachée... forcément. 25ans d'indochinoiseris à travers les yeux d'une fan, une des (rares) personnes à avoir compris ce que c'était vraiment, Indochine.
Les sentiments, les images, les idées, l'essence même d'Indochine... tout, tout, tout y est, et si joliement dit.
A la fois cruelle et drôle, fragile et carnassière, touchante et désesperante, la voix d'Anne (= Chloé Delaume fan d'Indochine) nous décris la vie d'une fan Indochinoise, à la vie à la mort.

La petite fille fera toujours ouh ouh... (lisez le bouquin, vous comprendrez.)

Livre n°2 : "J'habite dans la télévision" ou Une Folie Génialissime :

«Ce que nous vendons à Coca-Cola c'est du temps de cerveau humain disponible.» (Patrick Lelay).

Alors je vous explique le principe:
pendant 22mois, du lever au coucher, Chloé Delaume s'est faite "sentinelle" de la télévision, càd. qu'elle... s'est scotchée devant la télévision du matin au soir.
"Mais c'est complètement barjo !" vous écriez-vous.
Non. C'est absolument génial.
Dans ce livre, Delaume nous raconte comment, au fil de ces 22mois d'expérience, la télévision
agit autant sur notre mental... que sur notre physique.
Avec un humour ironique délicieux, elle nous narre comment elle a été son propre sujet d'étude, comment elle a vécu ces 22mois. Et tout cela mêlé à de la fiction, bien entendu...

Quand on sort de ce bouquin, mesdames et messieurs... je peux vous dire qu'on ne regarde plus la télé de la même façon...

Livre n°3 : "Le cri du sablier" ou La Révélation :

Alors là... comment vais-je parvenir à vous parler de ce livre-là... comment...
Allez, je me lance à 3... 1...2... 2 et demi... 2 trois-quarts... Allez ça suffit t'es plus à la maternelle... 3. Banzaï.

Pour vous décrire l'histoire, je vais choisir la voie de la simplicité (pardonnez-moi chers lecteurs... mais le coeur a ses raisons...) et vous recopier ce qui se trouve sur la 4è de couverture de mon exemplaire
(non non, je ne me dégonfle pas, promis) :

"Le livre de Chloé Delaume est le récit d'une réminiscence. Il remonte le temps afin de faire voler en éclat un passé oppressant. Sa virulence a la puissance du cri. Véritable leitmotiv du roman, la métaphore du sablier se propage, se ramifie : elle dessine la figure centrale et traumatisante d'un père "sédimentaire" et d'une "enfant du limon".
Ni pathos ni complaisance. Mais la tentative, à l'âge adulte, de répondre au questionnement d'un enfant, tentative rendue possible par une certaine douceur de l'ironie. Tout passe par le prisme d'une langue singulière, débordante d'inventions. Le style est démesuré, tantôt lapidaire, tantôt abyssal. Les mots se bousculent, deviennent envahissants, jusqu'à donner une impression de fusion. Dans ce chaos où leur nature et leur fonction se mélangent, ils révèlent comme un miroir le morcellement de l'identité.

Le Cri du Sablier est avant tout une reconquête de la langue ; un plaisir inattendu jaillit de mots le plus souvent douloureux, de leur détournement, de l'épuisement du sens de chacun."


Je vous traduis en faits réels le "passé oppressant" :

Alors que Chloé n'a que 10 ans, son père tue sa mère devant ses yeux puis se suicide.


Ce livre est... tout simplement sublime. Je n'arrive pas à m'exprimer à son sujet tellement... ça me dépasse...
Chloé Delaume appuie là où ça fait mal et le pire... c'est qu'en fin de compte, ça fait du bien.
Bien sûr, on a pas tous vécu un drame aussi horrible, et heureusement...
Mais les sentiments qu'elle décrit et développe, la souffrance qui s'y trouve... sans aller jusqu'à s'identifier à son personnage, car vous me direz que c'est trop extrême... le langage est tellement juste...
Je n'ai pu m'empêcher de me dire "Voilà. C'est ça. C'est ça qu'il fallait dire, ce mot qu'il fallait employer."
On a tous connu la souffrance. Chloé Delaume, en exorcisant la sienne... met du baume sur la nôtre.
Attention, ne comprenez pas dans ce que je dis là que c'est livre contient l'espoir. Non.
Mais c'est le fait d'avoir formulé la souffrance qui fait du bien.

Je vais m'arrêter là pour celui-ci...

Livre n°4 (promis, après j'arrête) : "La nuit je suis Buffy Summers" ou Comment devenir une tueuse schizophrène :

Ce livre n'est pas comme n'importe quel livre. C'est ce qu'on appelle un "livre-jeu", ou un bouquin das le même concept que les fameux "Livres dont vous êtes le héros" auquels on a tous joué (si si si, avouez-le.)
(Mais je vous promets que celui-ci, vous n'en avez jamais lu de pareil...)

Vous êtes dans la peau de cette fameuse héroïne de série télé, la sexy tueuse de vampires Buffy Summers.
Sauf que là, elle n'est pas vraiment comme vous l'avez connue...
Vous êtes schizophrène, enfermée dans un hôpital psychiatrique. Vous êtes persuadée que le personnel de l'hôpital complote contre vous et fait des trucs louches d'origine pas catho...
Vous êtes l'Elue. C'est quoi l'Elue ? Jouez, et vous saurez...


Voilà pour ce qui est de mes lectures "delaumiennes". Et j'attends avec impatience son "Livre des morts", qui est en cours d'écriture.
Promis, j'ai presque fini de vous enquiquiner. Je fais ma conclusion et je vous lâche (si vous, vous ne m'avez pas déjà lâchée en cours de route, ce qui ne m'étonnerait pas vu la longueur de mon article...
Si vous tenez encore : merci. Je vous aime.)

Je n'ai plus qu'une chose à vous dire : lisez-la. Au moins un de ses bouquins. Au moins, essayez.
Le travail de Chloé Delaume est certes expérimental, mais au moins cela sort des sentiers battus. Et ça fait du bien, énormément de bien. Elle a un style qui lui est propre, si particulier... et qui vaut la peine d'être connu.
C'est beau. C'est poétique, même dans la douleur et la cruauté. Lisez-la.


Voilà. J'ai fini de vous embêter et il est accessoirement 01:15 (du matin, si si...)
Cela faisait longtemps que je voulais "accoucher" de cet article-ci... ça fait du bien, j'en suis heureuse.
En espérant que ça vous ait plu,

cordiales salutations et bonne nuit.
    
                                                                         Dana.

P.S. : désolée de vous avoir pondu un roman, ce n'était pas prévu... si vous avez tenu jusqu'ici, je vous dis encore : merci.
P.P.S : j'allais oublier : pour ceux que mon article a alléchés, rendez-vous sur le site officiel de l'auteur : http://www.chloedelaume.net. En vous rendant dans la rubrique "Publications" puis "Ouvrages", vous pourrez même lire les 1ères pages de chacun de ses livres... Si c'est pas magnifique ça...
Par Dana
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Dimanche 30 mars 2008

 



Bonsoir (ou bonjour ? Il est 00:08...) aux égarés de tous poils arrivés sur ce blog par hasard (ou pas).

Je suis loin d'être experte en présentation, tâchons donc de faire bref.
A ceux qui espéraient trouver ici éléments personnels et autres détails juteux sur ma petite vie privée et intime : passez votre chemin.
Je ne vois aucun intérêt à étaler ma vie sur le net. De toute façon je parle très mal de moi, donc inutile d'insister.
Déçus ? Désolée... non, en fait, je ne suis pas désolée du tout. Soit. :)

Ici, je vais tenter d'écrire et de décrire (tiens, c'est joli cette formule...) les sentiments que j'ai éprouvés au cours de mes différentes lectures, "critiquer" (quel bien grand mot pour une si petite personne que moi dans le monde de la littérature) les livres que j'ai adorés, aimés, appréciés, détestés.

Je voudrais vous décrire mon amour pour la littérature, mais je n'ai pas les mots, tant c'est grand, tant c'est beau...
Disons que je suis tombée dans le chaudron quand j'étais petite, et que plus jamais je n'ai voulu en sortir.
Lire, pour moi, c'est vivre... vivre des centaines de vies différentes en restant tranquillement allongé sur son lit, ou pépère sur un banc, à la plage, dans un train, n'importe où (ou presque...).
Lire, c'est rêver, rire, pleurer, grogner (si si...)
Rien ne limite le pouvoir des mots, tout ne dépend que de la puissance qu'on place en eux...

Bon. Je vais m'arrêter là. J'ai déjà connu plus grande inspiration, ce soir (ou ce matin), je ne tiens pas le grand prix d'éloquence, je le reconnais. Mais le message essentiel y est, ne nous prenons pas la tête...


Ah oui, en cours de lecture : le dernier (gros) bébé d'Anna Gavalda, "La consolante" (dont le titre de cet article est tiré, d'ailleurs).
p.176 sur 636, commencé jeudi. Patience...


Et pour cloturer cette entrée en matière, une petite citation que j'aime bien :

"L'homme n'est pas supérieur à l'animal car tout n'est que vanité",
                                                                                                             David Duchovny.

Amis du soir, bonsoir.


P.S. : Je n'aime pas mon introduction...
P.P.S : La citation n'a rien à voir, je sais... et alors ? :p
Par Dana
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